Je pourrais trouver des tas d'excuses. Fouiller le moindre recoin de ma cervelle, agiter vivement mes neurones. Mais depuis plusieurs semaines, je n'en ai pas vraiment.

C'est vrai que pendant un bon bout de temps, je me suis retrouvée sans ordi, à cause de ce fichu câble d'alimentation absolument lamentable de mon Macbook. Câble qui n'aura pas tenu deux ans et qui coûte un bras. Je sais, j'exagère. On va dire un poignet. Mais quand même.

Et puis après, manque de temps, manque d'envie aussi. Et surtout un petit sentiment de honte à venir raconter que je faisais...hmmm...comment dire....absolument n'importe quoi. Et encore, je trouve l'expression faible.

Je me souviens d'un temps que les moins de 70 kilos ne peuvent pas connaître...Ce temps où j'ai vu sur ma balance un 79 s'afficher. Je me sentais fière, à moins de deux kilos de la fameuse barre des 78. Je sentais poindre le petit cheesecake, son coulis aux fruits rouges.... Sauf que j'ai dû pêcher par excès de confiance. Et là, j'ai commencé à m**der dans les grandes largeurs. A m'accorder des "excès" une fois par semaine comme si j'étais en stabilisation. 

Et puis mon déménagement est arrivé. Bouleversement dans ma vie et dans mon assiette. Plus envie de faire attention, d'être un peu plus stricte quand ça n'allait pas. J'avais juste envie de fêter ça, d'être bien. Et étant une amatrice de bonne bouffe, de plaisirs culinaires, c'était vite trouvé. 

Et je l'avais dit que je n'avais pas encore réussi à avoir cette totale maîtrise de mon alimentation, que mon esprit était hermétique quand mon estomac s'ouvre à nouveau comme la porte de mes placards. Je me demande même si j'y arriverai un jour.

Inutile donc de dire tout ce que j'ai vu passer dans mon assiette ces derniers mois. J'ai décidé de me réveiller il y a deux semaines, avant de partir en vacances. Deux semaines plutôt sportives, avec au programme de la marche, de la natation, et une alimentation assez équilibrée. Les seuls écarts ont été quelques verres de rosé, pas plus de 3 ou 4, et quelques pains au lait aux pépites de chocolat. 

Et c'est toute guillerette, bronzée et confiante que je suis montée sur le vieux juge balance ce matin. Car oui, question de lieu, c'est lui qui a donné le verdict ce matin. Donc j'étais confiante car je me disais que je devais avoir vraiment bien maigri. Je m'attendais à une perte de poids assez importante car je reprenais en main mon alimentation, j'avais fait du sport et puis j'étais aussi passée par "la" période.

Au bout de quelques secondes d'attente, le verdict est tombé. Et j'ai été....affreusement déçue. Dépitée. Dégoûtée. En deux semaines de "tout ça", j'ai réussi à perdre 3,3 kilos. Dans d'autres circonstances, il y a quelques mois, j'aurais été contente. Mais avec tous ces efforts consentis, tout ce sport, je m'attendais à faire la fête à cette aiguille. Ratée. C'est elle qui m'a foutue une sacrée claque. 

Alors c'est un dimanche gris sous le ciel de ma ville. Je m'attendais à plus, beaucoup plus. Certains diront que c'est déjà pas mal mais j'étais vraiment persuadée d'avoir fondu. Il peut y avoir des centaines d'explication. J'ai regardé sur des forums, cherché une explication. Mais au final, je me retrouve toujours avec ce sentiment de dépit. Et de honte aussi.

Car je me connais, j'aurais dû le savoir que j'étais toujours sur une ligne fragile. Et que mon métabolisme la franchit facilement, et a souvent du mal à revenir en arrière. 

Honte aussi car j'ai perdu de nombreux mois. Heureusement, je me suis arrêtée avant la grande catastrophe, c'est à dire repasser bien au-delà de mon poids de départ en octobre 2009, comme une fois où j'avais atteint les 100 kilos.

Piteusement, je n'ai pas spécialement envie d'écrire le poids que je fais. Sonnée encore un peu par la déception, la claque de ce matin m'apprendra à manger tout le temps du gras, à grignoter telle une oie qu'on gave avant Noël.

Oui, il fut un temps où je faisais un peu moins de 80 kilos... *Enorme soupir*. 
Et il va falloir la repasser à présent. Il ne peut pas en être autrement. J'ai dit que j'y arriverais, je le ferai. Et le cheesecake va attendre.