Je fais n'importe quoi. Mais alors quand je dis n'importe quoi, je crois que le mot est faible. Avec Pâques, j'aurais pu me dire que quelques chocolats feraient l'affaire. Mais il ne fallait pas m'en mettre autant entre les pattes. J'ai dû manger en quelques jours la moyenne d'un français par an. Un oeuf par-ci, et puis ils sont tellement bons que j'en mange un deuxième. Une demi-heure plus tard, le paquet est fini. Mais je ne suis pas écoeurée pour autant. Je me sens bien. Et j 'ai même faim. Très faim. De sucreries, de crêpes, de plats de riz, de pâtes...Frénésie. Envie. Gourmandise. Limite compulsion.

Avec tout le stress du déménagement, le cerveau qui joue aux montagnes russes, c'est mon estomac qui prend. J'ai envie de me sentir bien et donc de manger. Je n'ai pas fait de cheesecake, quand même pas, mais j'ai vraiment fait n'importe quoi. Sans contrôle, sans contrôle sur la quantité surtout. Et qu'est-ce que l'on perd vite ses bonnes habitudes et attitudes! On a faim. Alors on mange. Et puis on a même envie de gros plaisir. Exemple: je suis allée manger un soir au Mac Do. Oui, le diable "M" en jaune et rouge!! Ronald m'a fait son chant de séducteur alors que je rentrais tard à la maison, et la voiture a tourné toute seule. Cela faisait longtemps et OMFG, on le sait que c'est pas bon pour nous, mais quand on croque dedans et qu'on attrape la première frite, on s'en fout! Royalement. Comme le menu que j'ai pris. Et le dessert avec, quitte à ne pas faire les choses à moitié! 

Depuis un ou deux jours, je me disais allez, on se reprend vraiment! Car je sentais dans mon pantalon, ou simplement dans mon corps (surtout au niveau du ventre), que mon ennemi 'graisse' refaisait son apparition par endroits, sournoisement. J'ai remangé un peu de légumes mais "oh tiens! il reste quelques poissons en chocolat...et puis ce petit lapin au chocolat blanc, il va être triste seul dans le placard". Donc merde, raté! Et chacun connaît le cercle vicieux.

Le problème est que ce matin, je me suis sentie fatiguée. Depuis quelques jours même, je me sens moins en forme, j'ai des maux de tête. Alors oui, ça peut simplement être dû à tout ce qui se passe en ce moment dans ma vie, mais je ne crois pas que cela en soit la seule cause. Je connais mon corps, mon métabolisme si particulier, et je pense que le fait de moins bien me nourrir depuis quelques temps, de mal me nourrir tout court, a aussi une part de responsabilité dans mon état.

Donc je me suis dégoûtée. Déçue aussi. Pour me mettre une bonne claque dans la face, j'ai repris toute l'évolution de mon poids depuis le début de mes changements, le 19 octobre. Et en faisant la courbe, je me suis rendue compte que depuis février, et que j'avais atteint ce fameux 78,9 kilos, tout près du cheesecake, la catastrophe avait commencé. Je me suis rendue compte que j'avais fait trop d'écarts, trop de n'importe quoi à me dire que j'allais rattraper si je mangeais un peu trop. Et depuis février, alors qu'avant tout se passait bien, je joue au yo-yo, à tourner autour de la fameuse barre des 80. Psychologiquement, quand on se rend compte que l'on a sérieusement "fucked up", on se déçoit. On a toujours des bonnes excuses pour manger, mais quand on se rend compte du résultat au final, le choc est rude.

Définitivement, je n'ai pas encore réussi à faire que mon cerveau comprenne et enregistre, pour les appliquer automatiquement, des changements alimentaires. Mais il faut que je me reprenne. Cartons ou pas cartons, envie ou pas envie. Je ne veux pas faire tout le chemin en sens inverse. Il faut que je résiste. Que je réussisse. Et que le cheesecake attende.